Claude Baudin

Les Vénus de la Côte I - 2013 Cyanotype 30 x 20 (La Baraque de chantier)

Les Vénus de la Côte I – 2013
Cyanotype
30 x 20
(La Baraque de chantier)

Claude Baudin - Fleur de trottoir.jpg

Fleur de trottoir – 2012
Série « Sous vos pieds »
Cyanotype

Claude Baudin vit en Seine-et-Marne et à Plougrescant (22). Elle pratique la photographie noir et blanc (prise de vue et développement argentique) depuis 1990. A la suite d’un stage conduit par Nancy Wilson-Pajic à L’Imagerie, à Lannion en 2003, elle privilégie les procédés anciens – la cyanotypie et la gomme bichromatée- qui permettent une grande diversité des supports. Elle expose régulièrement son travail depuis sa première exposition (Signes d’hiver) à Plérin (22), en 1992. Cette exposition présentait un travail en noir et blanc sur les plages de Plougrescant en hiver, qui a donné lieu à une intervention poétique de Dominique Barberet-Grandière. Le catalogue de  l’exposition est leur première publication en commun, sous le titre Signes d’hiver. Claude Baudin pratique également le photogramme. En 2010, elle participe à la création d’un groupe d’artistes plasticiens liés à Plougrescant, qui proposent chaque année, début Août, une exposition commune croisant leur regard sur les paysages de la Presqu’île. Elle est membre de l’A.P.A. et est affiliée à la Maison des Artistes.

Du Bleu, avec des nuances…

Le cyanotype, ou tirage cyanotypique est un des procédés photographiques les plus anciens: il a été découvert dans les années 1840 par l’astronome anglais Hershell qui s’intéressait au problème des surfaces photosensibles non argentiques.
Le matériau photosensible utilisé ici n’est donc pas les sels d’argent, mais la combinaison de deux composés chimiques: le ferrycyanure de potassium et le citrate d’ammonium. On enduit en lumière atténuée une surface (papier, tissu, bois, etc…) d’une solution de ces deux composants. On fait sécher dans l’obscurité. On place alors un négatif ou un objet réel (feuille, fleur, etc…) sur la feuille enduite qu’on recouvre d’une vitre, et on expose le sandwich à la lumière solaire. Le temps d’exposition est variable. Le développement se fait à l’eau. L’image obtenue est permanente. Elle est bleue (monochrome), et peut être «virée» pour en modifier légèrement la couleur. Les cyanotypes peuvent être réalisés sur tout support capable d’être rendu photosensible par une préparation chimique simple. Le papier aquarelle est le médium le plus courant. C’est celui sur lequel Claude Baudin travaille la plupart du temps.

…et des caprices

La gomme bichromatée est un procédé photographique non argentique à base de sels de chrome, inventé au 19e siècle par Alphonse Poitevin. Comme pour le cyanotype, il faut étaler l’émulsion – gomme arabique, bichromate de potassium, pigments divers non gras – sur une feuille de papier, sécher dans l’obscurité, exposer au soleil et dépouiller à l’eau. C’est un procédé plus délicat à employer que le cyanotype. Les amoureux de la gomme en parlent comme d’une belle fille capricieuse, inconstante, très sensible aux conditions extérieures (humidité, chaleur) et à l’âge du capitaine…. Par contre, elle permet au moment du dépouillement une intervention personnelle, donc une interprétation  du négatif, ce qui lui donne tout son intérêt. Par couchages successifs, Claude Baudin associe souvent les deux procédés.

Source : site de l’association la baraque de chantier : http://www.labaraquedechantier.org/photographies-2/

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